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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation VAUCLUSE 84 - PACA -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

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CONFERENCE NATIONALE DU HANICAP 11 décembre 2014 12/12/2014

Article sélectionné par Jean-Claude

In Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des Femmes

Conférence Nationale du Handicap (CNH)

Depuis le vote de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, le Gouvernement a mis en place une Conférence nationale du handicap -tous les trois ans- afin de débattre des orientations et des moyens de la politique concernant les personnes handicapées.

Cette année, la conférence nationale du Handicap, prend une forme particulière :

Les rapports Les contributions des partenaires Les forums régionaux La conférence nationale du handicap

Page suivante: des commentaires (4 parutions de ce jour)




SUITE DE L'INFORMATION

1 - Site UNAFAM national

Communiqué de presse Paris, 9 décembre 2014

Déclaration commune du Comité d’entente

Comité d’Entente des Associations Représentatives de Personnes Handicapées et de Parents d’Enfants Handicapés

Lors de la Conférence nationale du handicap, le Président de la République doit définir les grandes orientations de sa politique du handicap, pour donner une nouvelle impulsion à la construction d’une société inclusive

A l’occasion de la troisième conférence nationale du handicap et à quelques mois du 10ème anniversaire de la loi du 11 février 2005, le Comité d’entente des associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leurs familles attend du Chef de l’Etat qu’il définisse les grandes orientations de sa politique en faveur des personnes en situation de handicap.

La politique du handicap doit répondre à l’impératif de construction d’une vraie société du vivre ensemble où chaque personne, quelle que soit sa différence, occupe une place de citoyen à part entière. Les personnes en situation de handicap s’interrogent, expriment leurs exigences légitimes d’aller plus loin, plus vite 10 ans après la loi de 2005. A cet égard, au cours des 4 forums régionaux le gouvernement n’a pas répondu aux attentes des personnes en situation de handicap, il n’a pas de surcroît abordé les questions relatives à la compensation du handicap et à l’attribution des ressources, préoccupation pourtant essentielle dans le quotidien des personnes en situation de handicap. Le comité d’entente attend des réponses sur ces préoccupations.

D’autres réponses sont attendues pour la prise en compte des personnes en situation de handicap sur divers sujets : l’avancée en âge, la réforme de la santé, le parcours de vie des enfants dès le plus jeune âge, l’optimisation du service rendu par les MDPH et la question de l’inégalité de traitement d’un département à l’autre, les conséquences des réformes territoriales.

Par ailleurs, une mobilisation sur la formation et l’emploi des personnes en situation de handicap est urgente. De même, le moratoire sur le plan de création de places d’établissements et services d’aide par le travail pourtant lancé lors de la première conférence nationale du handicap doit être levé.
Des suites également sont attendues pour faciliter la mise en œuvre des réponses d’accompagnement qui prennent en compte le projet de vie des personnes, sans obérer celui de leurs proches aidants.
Enfin, la réalisation d’une société universellement accessible impose des mesures supplémentaires pour permettre l’accès à tout pour tous. La poursuite de la mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 doit être affirmée avec force.

Le Comité d’entente attend que lors de la Conférence nationale du handicap le Président de la République définisse sa politique du handicap de manière transversale afin qu’elle soit réellement effective. Les associations représentatives des personnes en situation de handicap et de leur famille sont dans l’attente et demandent que la conférence nationale du handicap soit l’occasion d’affirmations claires et l’engagement d’un cap lisible par tous.

A propos du Comité d’Entente : Le Comité d’Entente est un organisme informel qui regroupe 70 organisations nationales représentatives des personnes handicapées et des parents d’enfants handicapés.
Ses porte-parole sont : la Fédération des A.P.A.J.H. (Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés) ; l’A.P.F. (Association des Paralysés de France) ; le C.L.A.P.E.A.H.A. (Comité de Liaison et d’Action des Parents d’Enfants et d’Adultes atteints de Handicaps Associés) ; la C.F.P.S.A.A. (Confédération Française pour la Promotion Sociale des Aveugles et des Amblyopes) ; la F.F.A.I.M.C (Fédération Française des Associations d’Infirmes Moteurs Cérébraux) ; la FNATH FNATH Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés (Association des Accidentés de la Vie) ; le G.I.H.P. National (Groupement pour l’Insertion des Personnes Handicapées Physiques) ; l’U.N.A.F.A.M. (Union nationale des familles et amis de personnes malades et /ou handicapées psychiques) ; l’Unapei (Union Nationale des Associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) ; l’U.N.I.S.D.A. (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif).

Contact presse Unapei :
Coralie Beylot / 01 44 85 50 83 / c.beylot@unapei.org

Contact presse APF :
Evelyne Weymann / 01 40 78 56 59 / evelyne.weymann@apf.asso.fr

Contact presse FNATH FNATH Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés  :
Arnaud de Broca / 06 20 51 04 83 / arnaud.debroca@fnath FNATH Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés .com

PDF - 164.5 ko

CP Déclaration commune du Comité d’entente - 9 décembre 2014

2- HANDI INFOS.com

SOCIÉTÉ | 12/12/14  Conférence nationale du handicap : François Hollande annonce un point d'étape désormais annuel sur le handicap

 
François Hollande a annoncé jeudi que la Conférence nationale du handicap ferait désormais le point tous les ans, et non plus tous les trois ans, sur les actions en faveur des personnes handicapées.

« La politique du handicap est plus qu'une politique (...), c'est une ambition pour une société qui se grandit à mesure qu'elle se révèle accueillante, innovante et bienveillante », a souligné le chef de l'Etat devant la troisième édition de cette conférence, réunie à l'Elysée. Et « cette ambition-là, je veux qu'elle soit portée par la conférence chaque année et pas simplement tous les trois ans », a-t-il enchaîné, précisant qu'il s'agirait de « à la fois juger des actions qui ont été menées et (de) porter de nouvelles initiatives ».

Des mesures pour la scolarisation des enfants handicapés

François Hollande s'exprimait devant un parterre de responsables d'associations, d'établissements d'accueil et de services départementaux ou représentants des partenaires sociaux. Devant eux, le chef de l'Etat a balayé tous les thèmes de la conférence nationale (accessibilité, emploi, scolarisation, accompagnement médico-social, accès aux soins), énumérant une série de mesures en faveur des « 12 millions de personnes qui vivent avec une incapacité ou un handicap ».

Sur la scolarisation des enfants handicapés, il a annoncé qu'« à la rentrée 2015, au moins une unité supplémentaire d'enseignement en milieu ordinaire sera ouverte dans chaque département », leur nombre étant « ainsi porté de 200 à 300 ».Un effort devra aussi être fait sur l'accès des jeunes handicapés aux études supérieures: « d'ici trois ans, la totalité des universités devra avoir adopté un schéma directeur handicap », a-t-il souhaité, alors que seulement 10% des universités l'ont fait jusqu'à présent.

Accès élargi au service civique

Il a également souhaité que l'accès des jeunes handicapés au service civique soit « facilité et étendu jusqu'à 30 ans », au lieu de 25 ans. Il a par ailleurs promis une « simplification » des prestations liées au handicap. Ainsi, « à partir de l'année prochaine », les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), pourront selon lui « décider d'accorder l'Allocation adulte handicapé pour une durée plus longue, jusqu'à cinq ans ».

Le chef de l'Etat a également annoncé une simplification de la procédure de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et la création d'une « carte mobilité inclusion » pour remplacer à termes les deux cartes dites de « stationnement » et de « priorité ».

A compter de l'élection présidentielle de 2017, le matériel de « propagande électorale » devra être « accessible pour tout citoyen quel que soit son handicap ». L'e-commerce sera encouragé à en faire de même.

Le triplement des accords handicap comme objectif

Le chef de l'Etat a également annoncé la création d'une « carte mobilité inclusion » pour remplacer à termes les deux cartes dites de « stationnement » et de « priorité ». Pour améliorer l'accès aux soins (dentaires, gynécologiques...) des personnes handicapées, « des objectifs spécifiques » seront fixés dans les contrats passés entre les Agences régionales de santé (ARS) et les maisons de santé pluridisciplinaires.

Concernant l'emploi, le président Hollande a fixé l'objectif de « triplement » du nombre d'accords relatif au handicap dans les entreprises « d'ici à trois ans » (10% actuellement).
 



 

 © Handicap Infos - source : afp

3 - LOCALTIS Le quotidien d'information en ligne des Collectivités Territoriales te de leurs Partenainres

Edition du 11/12/2014

Très attendue, cette conférence triennale, instaurée par la loi Handicap du 11 février 2005, est devenue un point de focalisation de la politique du handicap. L'édition 2014 ne déroge pas à la règle avec - à défaut d'une annonce phare - une série de mesures touchant de nombreux aspects du handicap. Des MDPH à l'inclusion scolaire, en passant par l'emploi ou l'accessibilité numérique, revue de détail du catalogue des annonces...

Trois heures bien remplies pour la troisième édition d'une conférence (CNH) qui se tient tous les trois ans. L'Elysée n'avait pas lésiné sur les moyens pour ce qui reste un événement dans le monde du handicap : cinq tables rondes, des vidéos introductives, une exposition de photos, la présence de tous les représentants des personnes handicapées et une brochette de ministres, justifiée par le caractère transversal des politiques du handicap.

La grogne persiste sur l'accessibilité et l'emploi

Dans un premier temps, quatre tables rondes thématiques ont permis de restituer les conclusions et les propositions des forums thématiques de préparation de la CNH (voir notre article ci-contre du 26 novembre 2014), organisés respectivement à Nantes (accessibilité), Dijon (emploi), Lille (jeunesse) et Ille-sur-Têt (accès aux soins). Outre la restitution des débats, ces quatre tables rondes ont permis aux associations de prendre la parole. Celles-ci ont admis les progrès réalisés depuis la loi Handicap du 11 février 2005 et depuis la dernière CNH en 2011, mais ont néanmoins exprimé des insatisfactions fortes. La première concerne - comme on pouvait s'y attendre - la question de l'accessibilité. Malgré le plaidoyer de la sénatrice Claire-Lise Campion - auteur du rapport sur les agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP) - et de Ségolène Neuville, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, les associations restent pour le moins réservées sur l'ordonnance du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d'habitation et de la voirie pour les personnes handicapées. Elles estiment en effet que les possibilités de dérogation au principe de l'accessibilité universelle sont beaucoup trop nombreuses et voient dans l'ordonnance un "très grand pas en arrière par rapport à l'échéance initiale de 2015".
Autre sujet de friction : la question de l'emploi. Les associations s'inquiètent de la dégradation de l'emploi des travailleurs handicapés et des 420.000 chômeurs officiellement recensés, qui constituent "un gâchis humain et financier". Elles dénoncent aussi l'attitude de certains ministères - comme l'Education nationale qui se dispense de sa cotisation au FIPHFP -, l'absence de parution du décret sur l'accessibilité des lieux de travail (la question devrait être réglée dans les prochaines semaines) ou encore les ponctions opérées sur les réserves de l'Agefiph et du FIPHFP.
Le climat est plus serein sur la question de l'accès aux soins, sur laquelle la volonté d'améliorer les choses est manifeste. Il est - presque - au beau fixe sur celle de l'éducation où les progrès - dont le passage de 120.000 à 240.000 enfants accueillis en milieu ordinaire entre 2006 et aujourd'hui - sont reconnus par tous. Avec toutefois un bémol de taille : ce mouvement d'ouverture n'a pas encore gagné l'enseignement supérieur, puisque seules 10% des universités ont adopté à ce jour un schéma directeur du handicap.

Bienveillance pour tous

La cinquième table ronde s'est tenue avec le chef de l'Etat et trois témoins - très positifs - qui ont fait part de leur expérience : une jeune femme handicapée à la fois interne en médecine et participante aux Jeux paralympiques de Londres, la directrice des publics du musée du Quai Branly (sur l'accès à la culture des personnes handicapées) et un jeune chef d'entreprise, créateur de Handi2Day, un site de "job dating" dématérialisé mettant en relation des entreprises et des candidats handicapés, sans avoir à se déplacer.
Dans ses interventions, François Hollande a insisté sur la dimension humaine et sociétale du handicap, en affirmant que "la bienveillance à l'égard des personnes différentes, c'est la bienveillance à l'égard de tous". Il a également souligné l'apport que représente la présence d'un enfant ou d'une personne handicapés dans une classe ou dans une entreprise.
Comme toujours, le moment le plus attendu restait toutefois la conclusion de la conférence nationale du handicap par le chef de l'Etat, avec les annonces sur les mesures nouvelles.

Le poids de la loi de 2005

Sur ce point, le bilan de la CNH 2014 se révèle mitigé. Certes, le chef de l'Etat a annoncé de nombreuses mesures, au risque que l'exercice vire parfois au catalogue afin de balayer tous les aspects du handicap. Au point que certaines mesures figurant dans le relevé de conclusion de la CNH n'ont pas été annoncées par le président et vice-versa... Mais, au final, il s'agit essentiellement de mesures ponctuelles, sans annonce marquante. En outre, le relevé de conclusions de la conférence ne comporte aucune mesure relative à l'accessibilité ou aux ressources - deux sujets éminemment sensibles -, même si le chef de l'Etat a évoqué le premier dans son intervention.
Ce constat n'est d'ailleurs pas propre à la CNH 2014. Il valait aussi pour la précédente conférence de juin 2011 (voir notre article ci-contre du 9 juin 2011). Toute l'énergie - et les moyens - en la matière sont en effet consacrés à la mise en œuvre de ce "monument" que constituent la loi de 2005 et ses textes d'application, laissant peu de marges pour des mesures nouvelles.

Vers la "désinstitutionnalisation" de l'enseignement

Sous cette réserve, de nombreuses mesures méritent d'être signalées, même si certaines sont la confirmation de mesures déjà annoncées. Le chef de l'Etat a toutefois commencé par souligner l'engagement de l'Etat et des organismes de protection sociale en matière de politique du handicap, à travers le rappel de quatre chiffres emblématiques : une dépense totale annuelle de 40 milliards d'euros pour le handicap (en hausse de 5% en 2012 et 2013), la création annuelle de 4.000 places en établissements et services, la pérennisation de 28.000 postes d'auxiliaires de vie scolaire et la hausse de 20% des aides aux Esat (établissements et services d'aide par le travail) dans le budget 2015.
En matière d'éducation, François Hollande a confirmé le transfert, en 2015, de 100 unités d'enseignement actuellement implantées dans des établissements médicosociaux vers des écoles ordinaires, portant ainsi leur nombre total à 300. De même, chaque projet d'école devra désormais comporter un volet sur l'accueil et l'accompagnement des "élèves à besoins éducatifs particuliers". Il est également prévu de mieux intégrer le handicap dans la réforme de rythmes scolaires et les activités correspondantes, mais aussi d'améliorer la qualité des apprentissages des enfants sourds, grâce à une formation des enseignants spécialisés en langue des signes française (LSF). Côté enseignement supérieur, la totalité des universités devront avoir adopté leur schéma directeur du handicap d'ici à trois ans.

Une convention avec l'USH et une nouvelle norme d'accessibilité des sites publics

Sur le logement, les principales mesures concernent la révision - dans le projet de loi de finances pour 2016 - de la liste des travaux d'aménagement ouvrant droit à déduction fiscale. Une convention sera également signée avec l'Union sociale pour l'habitat (USH) pour préciser les modalités de programmation et de suivi des travaux d'adaptation des logements.
La question des TIC a été longuement abordée, avec une série de mesures : adoption d'une nouvelle norme d'accessibilité des sites internet des administrations et mise en place d'une labellisation, convention avec l'Institut national de la consommation (INC) pour améliorer l'information des personnes handicapées sur le e-commerce, ou encore développement de l'offre télévisée avec audio-description, sous-titrage ou langue des signes. Par ailleurs, pour l'élection présidentielle de 2017, la propagande électorale devra être accessible sur les sites des candidats et les débats de l'entre-deux tours seront également rendus accessibles.

Emploi : priorité à la formation

En matière d'emploi, l'accent sera mis sur la formation des travailleurs handicapés, qui reste le principal point faible. Le compte formation de ces derniers pourra notamment être abondé par l'Agefiph. Le renforcement de l'insertion des travailleurs handicapés est aussi au programme, avec en particulier une amélioration des passerelles entre travail protégé et milieu ordinaire. Les entreprises pourront également se rapprocher du quota obligatoire de 6% en confiant des missions à des travailleurs indépendants handicapés.
Côté public, l'encadrement supérieur de la fonction publique sera ouvert aux personnes handicapées par dispense de concours et "selon des voies adaptées". Enfin, François Hollande a annoncé une plus grande ouverture du service civique aux personnes handicapées avec, dans ce cas de figure, une extension jusqu'à l'âge de trente ans.

Mobilisation des maisons de santé et déploiement du "Zéro sans solution"

Pour combler le retard en matière d'accès aux soins, les agences régionales de santé (ARS) vont intégrer, dans les contrats passés avec les 500 maisons de santé pluridisciplinaires, des objectifs sur l'accueil des personnes handicapées. De même, les ARS vont inciter au déploiement de consultations spécialisées dans les hôpitaux, en faisant appel aux crédits du fonds d'intervention régional (FIR).
En matière d'établissements et services, l'essentiel se fondera - outre la poursuite des créations de places - sur la mise en œuvre du rapport "Zéro sans solution" de Denis Piveteau, ancien directeur général de la CNSA. La réponse en la matière passera notamment par une contractualisation et une meilleure coordination des différents acteurs et par un plus grand partage de l'information.

Un "choc de simplification" pour les MDPH

Enfin, en matière de vie quotidienne et d'accès aux droits, il est prévu un "choc de simplification" pour les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Celui-ci est jugé indispensable pour "désengorger" ces dernières, confrontées à une hausse des demandes de 30% depuis 2010 (voir notre article ci-contre du 10 décembre 2014). Ce choc de simplification passera notamment par la possibilité d'attribuer - sur décision motivée - l'allocation aux adultes handicapés (AAH) sur une durée de cinq ans, par la dématérialisation des échanges entre les MDPH et les caisses d'allocations familiales (CAF), par la simplification de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), ou encore par la création d'une "carte mobilité inclusion" personnelle et sécurisée, remplaçant les cartes de stationnement et de priorité.

Rendez-vous en 2015

De même, les modalités d'utilisation de la prestation de compensation du handicap (PCH) seront assouplies pour permettre sa mutualisation entre plusieurs personnes souhaitant financer une aide à domicile dans un logement partagé autonome. Les départements seront également invités à mettre en place un dispositif de tiers payant pour financer l'acquisition d'aides et équipements techniques grâce à la PCH.
Toujours en matière de vie quotidienne, les avis et décisions des MDPH et des CAF seront rédigés en "Français facile à lire et à comprendre" (une approche rédactionnelle adaptée aux personnes handicapées mentales légères). Enfin, le gouvernement prévoit la mise en place d'un remboursement simplifié des petits travaux d'aménagement du logement et du véhicule, sur une base forfaitaire.
Rendez-vous est désormais pris pour la prochaine conférence nationale du handicap en... 2015. François Hollande a en effet annoncé l'abandon du rythme triennal prévu par la loi Handicap de 2005, pour passer à une conférence annuelle. Ceci permettra notamment de mieux suivre la mise en œuvre des mesures annoncées.

Jean-Noël Escudié / PCA

4 - Le Moniteur.fr

Logement

Conférence nationale du handicap : beaucoup d’attentes, peu de réponses

 La troisième conférence nationale du handicap présidée par le Chef de l’Etat, jeudi 11 décembre, aurait pu apporter son lot de bonnes surprises. Mais sur l’un des grands thèmes abordés, l’accessibilité, François Hollande a annoncé quelques mesures sans donner  le coup d’accélérateur tant attendu par les associations, qui dénoncent année après année des retards criants.

« La politique du handicap est plus qu’une politique (…), c’est une ambition pour une société qui se grandit à mesure qu’elle se révèle accueillante, innovante et bienveillante », a souligné le chef de l’Etat en clôturant la 3e édition de la Conférence nationale du handicap à l’Elysée et devant une assistance de partenaires sociaux, de responsables d’associations, d’établissements d’accueil et de services départementaux. Et « cette ambition-là, je veux qu’elle soit portée par la conférence chaque année et pas simplement tous les trois ans ». François Hollande réaffirme donc la mobilisation du gouvernement en promettant désormais un point annuel sur les actions en faveur des personnes handicapées.

 Accessibilité : ça chauffe toujours

 Sur le gros sujet de crispation qu’est l’accessibilité, quelques mesures ont été annoncées. A l’occasion du projet de loi de finances pour 2016, la liste des aménagements du domicile ouvrant droit à un crédit d’impôt sera mise à jour afin de mieux répondre aux enjeux actuels. Parallèlement, pour une série précise de petits travaux, il sera proposé au législateur de permettre aux locataires du parc privé de bénéficier de la règle « silence vaut accord » en cas de non réponse durable du propriétaire à une demande de travaux. Dans le cadre de la charte qui sera signée avec l’Union sociale pour l’habitat, les modalités de programmation des adaptations de logements et de leur suivi seront précisées. Entre autres progrès, François Hollande a souligné que les villes accueillant les Euro 2015 et 2016 de basket et de football ont « fait en sorte que ces compétitions puissent être totalement accessibles aux personnes en situation de handicap ».

Une goutte d’eau pour nombre d’associations de personnes handicapées. Déjà, un collectif regroupant six associations avait donné le ton,  exprimant son mécontentement en saisissant le Conseil d’Etat le 9 décembre. Ce collectif juge « inacceptables » les nouveaux délais (3 à 9 ans de plus) accordés par le gouvernement pour rendre accessibles aux handicapés lieux publics et transports.

L’ANPIHM (Association nationale pour l’intégration des personnes handicapées moteurs), l’un des signataires du recours, dénonce à l’issue de la Conférence : «  Si le Chef de l’Etat a eu raison de souligner l’absence de modalités pratiques au plan réglementaire pour mettre en œuvre l’accessibilité du cadre bâti et des transports, il reste qu’il prend une lourde responsabilité devant la nation en promulguant  une Ordonnance qui sacrifie l’intérêt de la population en général, et des personnes dites handicapées en particulier, sur l’autel des intérêts des lobbies immobiliers privés ou publics dans la mesure où cette « Ordonnance de la honte » remet en cause les maigres acquis obtenus au cours des dernières décennies en matière d’accessibilité ». Et de rajouter « qu’il y a une contradiction gouvernementale à vouloir adapter la société au vieillissement des personnes et se refuser dans le même temps à abaisser le seuil obligatoire de création d’un ascenseur du 4ème étage au-dessus du rez-de-chaussée, au minimum au 3ème étage au-dessus du rez-de-chaussée ! »

L’association appelle donc les parlementaires à refuser de ratifier en l’état l’Ordonnance qui leur sera bientôt présentée par le gouvernement.

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