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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation VAUCLUSE 84 - PACA -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
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UNE JOURNEE DE FORMATION BIEN REMPLIE Le 2 mai 2005

Envoyé par unafam66

A l’attention des travailleurs médico-sociaux CONSEIL GENERAL – SALLE GUY MALE Organisée par l’UNAFAM 66 des P.O. Etaient présents : Marie-Odile Gobillard-Soyer (Présidente déléguée de l’Unafam des P.O.), Jacqueline Fraissenet (formatrice), Docteur Charles Alezrah (Médecin Chef de Service Sect.4, Hôpital de Thuir), Maître Pierre Estève (Elu, Vice Président du Conseil Général), Monique Orlandi, Mado Beffara-Dillat, Madeleine Pétrasch, Céline Moles (Unafam) et Annick Climent (Coordinatrice mission handicap au Conseil Général), coordinateurs techniques des maisons sociales du département, assistantes sociales, infirmières, médecins conseil, éducateurs…

SUITE DE L'INFORMATION

Madame Annick Climent présente cette réunion comme s’inscrivant dans les journées thématiques organisées par le département personnes âgées/personnes handicapées du Conseil Général et passe la parole à Marie-Odile Gobillard, Présidente déléguée de l’Unafam des Pyrénées Orientales. Marie-Odile Gobillard-Soyer remercie Madame Climent pour l’organisation de cette journée de formation ainsi que les personnes qui se sont déplacées pour intervenir dans le courant de cette journée et elle les présente, en particulier Jacqueline Fraissenet, Formatrice Libérale à Toulouse (Agressivité et Violence) et Formatrice Nationale à l’UNAFAM. Elle est concernée elle-même par la maladie psychique de l’un de ses enfants de même que tous les intervenants de l’UNAFAM . Ensuite, Maître Pierre Estève explique qu’en matière de handicap, la France est en retard par rapport aux autres pays. Depuis la nouvelle loi sur le Handicap, des changements se préparent et notamment la mise en place de maisons départementales du handicap qui réuniront toutes les instances administratives indispensables pour faire avancer les dossiers des personnes handicapées. Le département des Pyrénées Orientales sera un département pilote puisque ces maisons seront en fonction au 1er janvier 2006. Maître Estève pense que des journées de formation comme celle-ci permettront une évolution de notre regard sur la population handicapée. Mme Gobillard parle ensuite de l’UNAFAM en présentant un diaporama : Quels sont les objectifs et les actions de l’Unafam au niveau national et plus particulièrement au niveau de la section des Pyrénées Orientales ? Elle développe entre autre le Plan d’urgence pour le handicap Psychique : 1) Continuité des soins 2) Garantie de ressources suffisantes 3) Logement ou hébergement accompagné 4) Lieux d’accueil et accompagnement 5) Protection juridique (quand elle est nécessaire) 6) Insertion par une activité (quand elle est possible) Qui sont les financeurs au niveau du Département et de la Région et quels sont ses partenaires ? Conseil Général, Ville de Perpignan, Ddass, CPAM, CAF, Mutualité Française, DRASS, URCAM. Quels sont ses moyens de communication ? Quels sont ses projets à court et moyen terme ? Quelques chiffres avant la conclusion. Le Docteur Alezrah est heureux de participer à cette matinée et insiste sur le problème de logement et de maison de retraite pour les personnes handicapées psychiques. Mme Fraissenet présente le plan de la journée. Puis elle parle des hospitalisations : 60 % des malades ne seront jamais hospitalisés mais ceux qui le sont se retrouvent souvent seuls à leur sortie. Il est impératif de créer des structures sociales de proximité qui permettront à ces personnes de s’insérer progressivement dans la société. Elle insiste sur le fait qu’on ne sait pas où commence la maladie psychique d’autant plus que dans cette maladie, le stress (quel qu’il soit) peut se traduire par un délire ; or nous sommes tous dans un contexte stressant permanent. Enfin elle propose de faire un tour de salle afin que chacun puisse se présenter et annoncer ses attentes vis à vis de cette journée. Suite à cette présentation, Maître Estève reprend la parole, se réjouit de cette journée de formation et conseille à l’Unafam de convaincre les autres élus de l’importance du handicap psychique lorsqu’ils vont mettre en place le schéma départemental en matière de handicap. Il s’excuse de devoir quitter les lieux et part. INTERVENTION DE JACQUELINE FRAISSENET : Mme Fraissenet s’adresse à la salle et demande, dans le cadre de leurs différentes fonctions, ce qui a interpellé chacun d’entre eux. Voici leurs réponses : -Encore un psy !-Peur/rejet-Mal habillés-Est-il malade (tantôt oui, tantôt non)-Isolement-Incompréhension -Honte des familles-Culpabilité des familles-Déni de la maladie (par le malade)-Expression des émotions-Angoisse-Violences (physique/verbale/maux) -Polyhandicap (dont psychique)-Dérogation d’âge (pour mise en ets)-Incohérence du discours-Curateurs/tuteurs non formés La formatrice explique que chaque travailleur social doit faire face seul à certaines situations : violence, habillement, souffrance, etc. Mais comment y faire face dans les meilleures conditions possibles ? En étant soi-même tout simplement ; car l’être humain a toujours un pouvoir par rapport à soi. Aussi, lorsqu’il veut faire bien, il peut s’en donner les moyens. La formatrice distribue ensuite un document intitulé : « les sentiments éprouvés par les familles» (en recto) et « problèmes concrets qu’elles rencontrent » (en verso). Puis elle lit point par point et l’explique. Elle insiste sur le fait que le travailleur social peut tout à fait poser des limites lors d’un entretien, car dans la vie les limites sont essentielles et rassurantes. Aujourd’hui, notre société ne sait plus poser de repères et le contexte général est de plus en plus stressant. Les enfants sont malades de plus en plus tôt car les limites étant de plus en plus rares ils manquent de « cadre contenant » pour se construire. C’est ce qui pourrait expliquer l’attirance d’un bon nombre d’entre eux par des sectes. Leurs fortes limites sont rassurantes pour des personnes vulnérables. De même elle insiste sur l’importance de la parole. Parler libère. Le travailleur social peut amener les personnes à parler de leur maladie ou de celle de leur proche sans porter de jugement. Le travailleur social doit bien faire attention de ne pas voir la personne comme un malade mais comme un être humain à part entière, ayant des compétences, des possibilités mais qui est actuellement dans une période de crise qui modifie sa conduite. Il existe toujours un espoir. Les familles doivent aussi faire des deuils (de l’enfant idéal) mais garder l’espoir d’une autonomie nécessaire au développement de toute créativité qui constitue la singularité de chacun. INTERVENTION DU DOCTEUR Charles ALEZRAH : La psychiatrie aujourd’hui, entre évolution et ruptures La psychiatrie est une science médicale en perpétuelle évolution. Elle fait partie de la médecine. C’est une spécialité. Ce n’est pas aussi simple qu’une équation mathématique dans la mesure où plusieurs facteurs de causalité entrent en jeu en médecine moderne. En psychiatrie, le « décodage » symptomatique est souvent rendu difficile par une multitude de facteurs : - facteurs exogènes (ex. drogues) - facteurs environnementaux Le souci d’une approche « objective » peut s’avérer réducteur et modifier le regard du clinicien : - DSM (classification symptomatique) - tenue des dossiers médicaux L’OMS prévoit que dans les 20 ans qui viennent, les problèmes mentaux représenteront le second problème de Santé Publique après les troubles cardio-vasculaires. Qu’est-ce qui fait la différence entre le malade mental et une autre personne ? Chez un malade mental, il y a toujours un espace de normalité et chez une personne normale, il y a toujours un petit grain de folie. Réf. Bibliographiques : - « la grenouille » d’Henri Ey - « le demi fou » d’A. Cullerre La loi du 04 mars 2002 est importante dans le sens où elle oblige les professionnels à penser « l’autre » comme acteur de son traitement. La psychiatrie est une institution de plus en plus diversifiée : - Développement des Centre-Médico-Psychologiques - Multiplication des Hôpitaux de jour - Appartements thérapeutiques - CATTP - Hospitalisations à domicile (circulaire du 04/02/04) Mais qui a de moins en moins de médecins, car ceux qui sont en poste travaillent de moins en moins longtemps (35h), ce qui diminue considérablement le nombre de prises en charge possibles alors que le nombre de demandes ne cesse d’augmenter. Des alliances différentes se constituent dans le soin : - Avec le patient - Avec la famille - Avec les associations d’usagers et de familles On observe une évolution des tableaux cliniques : - Des diagnostics de plus en plus précoces (18 ans) - Des pathologies « associées » pouvant induire une erreur (poids des conduites toxicomaniaques) - Des formes mixtes - L’importance des troubles de l’humeur Et des réponses thérapeutiques médicamenteuses en évolution (un traitement personnalisé et évolutif dans le temps) mais également non médicamenteuses (prise en charge psychothérapique / art-thérapie / sociothérapie / accompagnement dans une démarche de réhabilitation-réinsertion). Remarques : 1. Ces malades ont une morbidité 4 fois supérieure à la normale (à âge égal). Ils sont plus fragiles et donc plus facilement victimes (homicides, violences routières, etc.) 2. Il y a une stigmatisation des malades. Pour éviter cela, il faut que la société soit prête à cesser de faire la différence (ex. l’Etat demande à la société d’insérer les personnes handicapées psychiques sur le marché du travail, mais refuse de titulariser dans ses propres services ces personnes en emplois précaires chez eux). Il y a des améliorations mais aussi des limites : - Des écarts incroyables en matière d’équipements et de moyens - Des conditions d’hospitalisation inacceptables - Le poids des contraintes administratives - Un cadre réglementaire rigide - Etc. L’importance du temps de la parole : - Pour comprendre avant de répondre - Pour anticiper les situations de crise et désamorcer la violence - Pour inscrire les réponses thérapeutiques dans une temporalité L’absence de relais médico-sociaux fait que certains malades se retrouvent dans la rue. C’est pourquoi il est important de mettre en place de nouvelles réponses (surtout pour rétablir le lien social autour de ces personnes). Cependant, il faut savoir que la psychiatrie ne peut pas répondre à tout, d’autant plus que toute souffrance n’est pas forcément pathologique !!! Questions/réponses entre le public et le Dr Alezrah : Intervention N°1 : Y-a-t-il des signes avant 18 ans ? Réponse : C’est compliqué à déterminer. L’adolescence est un moment terrible qui permet la structuration de l’individu. Ces troubles démarrent souvent à la pré-adolescence mais sous une forme normale de comportement d’adolescent. C’est éventuellement la multiplication de plusieurs comportements inquiétants qui pourraient être un indicateur, plutôt que la régularité de ces mêmes comportements. Intervention N°2 : Qu’est-ce que la schizophrènie ?. Réponse : Deux grands groupes de signes la distingue des autres pathologies : - Des moments délirants (p.ex. développement de croyances à partir de phénomènes hallucinatoires) - Personnes qui vont se couper petit à petit de relations affectives normales pour entrer dans des ambivalences (haine/amour – violence/tendresse – etc.) Intervention N°3 : Est-ce que ça englobe les autistes ? Réponse : Pas vraiment pour deux raisons : la première est que les troubles du comportement chez un autiste apparaissent dès l’enfance (ce qui n’est pas le cas pour la schizophrénie). La seconde est que les schizophrènes ont une intelligence normale (ce qui n’est pas le cas pour la plupart des autistes). Intervention N°4 : L’hyperactivité d’un jeune enfant favorise-t-elle la schizophrénie ? Réponse : C’est une question compliquée. Aux Etats-Unis, les médecins prescrivent des anti-dépresseurs aux enfants. Or, il semblerait qu’après ce type de traitement, ces enfants soient plus enclins à des conduites addictives qu’à des maladies psychiques telles que la schizophrénie. Mais ces études restent à confirmer. Intervention N°5 : Les personnes âgées sont aussi sujettes à des dépressions et pourtant, elles ne bénéficient pas ou peu d’un suivi psychologique. Qu’en pensez-vous ? Réponse : Si l’environnement est bon autour d’elles tout va bien. Dans le cas contraire, tout va mal. Il ne faut pas non plus tout vouloir médicaliser. Ici le vrai problème est le suivant : comment la société s’occupe-t-elle aujourd’hui de ses vieux ? Tout le monde est très déçu de ne pas pouvoir poursuivre ce débat après le repas, mais malheureusement le Docteur Alezrah* a d’autres engagements pour l’après-midi. SUITE DE L’INTERVENTION DE JACQUELINE FRAISSENET Comment reconnaît-on une personne atteinte de schizophrénie ? Pour répondre à cette question du matin, la formatrice dessine au tableau un outil de travail mais nous rappelle que tout outil est réducteur et dépend de la personne qui l’utilise. Devant cet outil, le public ne comprend pas que les intervenants réduisent la maladie psychique à la schizophrénie. Il demande à ce que l’on ne parle que de la maladie mentale en général. La formatrice distribue un autre document intitulé : « manifestation et évolution des troubles psychiques » qu’elle commente rapidement point par point. Dans ce cadre, la Présidente de l’Unafam précise qu’il existe trois périodes de poussée hormonale : fœtale, périnatale et postpubertère. Le public souhaite revenir sur l’agressivité des malades. Cette agressivité traduit souvent une angoisse. Certaines personnes ne sont pas capables de dire qu’elles sont en colère alors que leurs conduites le prouvent. Mais attention, l’angoisse peut être aussi apathique. Certaines zones du cerveau peuvent avoir des lésions affectant les émotions. Après avoir expliqueé la nécessité de travailler en réseau, pour un mieux-être des personnes en souffrance psychique, Jacqueline Fraissenet reprend son « paper board » et demande au public quelles structures existantes il connaît dans le département des Pyrénées Orientales pour faire face au mieux aux troubles psychiques. Chacun explique un peu avec quels partenaires il travaille et quelles sont les aides potentielles qu’il connaît (institutions, établissements, associations, etc.). Ce travail a permis à ceux qui avaient une moins bonne connaissance du réseau de noter des adresses. Dans tous corps de métier, il est intéressant de pouvoir répartir les rôles, de savoir coordonner ses actions, tout en définissant des valeurs communes. Conclusion et perspectives Les troubles psychiques concernant trois niveaux , -biologique, psychologique et social,- la nécessité de développer une bonne connaissance des partenaires ayant à voir avec la souffrance psychique et de renforcer un travail en réseau, s’avère vitale pour les personnes. La présence des familles au sein de ce réseau est un atout évident. Elles ont des compétences à partager, complémentaires à celles des accompagnants sanitaires et sociaux. Par exemple, ne faut-il pas conseiller aux SAMU de ne pas actionner les sirènes quand ils viennent chercher un malade psychique pour une hospitalisation ? Il reste donc à apprendre les uns des autres en développant un réseau où chacun portera un regard différent (et bienveillant) sur l’autre. Déjà des formations communes se mettent en place dans différents départements. Et Mme Climent évoque déjà la nécessité de prévoir d’autres rencontres allant dans ce sens notamment avec la mise en place de maisons départementales du handicap et ce, d’autant plus que le département des Pyrénées Orientales sera un département pilote. Remerciements. Références bibliographiques : « Spinoza avait raison : Joie et tristesse, le cerveau des émotions » Antonio R. Damazio Ed. O.Jacob « L’erreur de Descartes » Antonio R. Damazio *Voir article du Docteur Alezrah « On ne peut plus consacrer autant de temps aux patients » paru dans « Le Monde » du samedi 14 mai 2005

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LE TITRE DE CETTE INFORMATION EST : UNE JOURNEE DE FORMATION BIEN REMPLIE

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