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Conférence Cannabis et schizophrénie 28 mai 2012
Envoyé par unafam30

 

COMPTE RENDU de la CONFERENCE du Dr PALIX 

CANNABIS et SCHIZOPHRENIE

 

A l’occasion de la SISM, le Bureau gardois de l’UNAFAM a invité le Dr Palix, Chef de Pôle au CHS de Thuir (PO) à venir faire une conférence sur un sujet qui nous intéressait particulièrement : La relation de comorbidité entre l’addiction au cannabis et les troubles  schizophréniques.

Devant un public nombreux et motivé (médecins, élus, travailleurs sociaux et médicaux sociaux, étudiants, familles et malades), le Dr Palix a d’abord décrit la plante elle-même et les différents aspects sous lesquels elle est commercialisée et consommée, montrant comment son principe actif, le THC, très lipophile passe très rapidement dans le sang circulant par les alvéoles pulmonaires et se concentre dans les tissus riches en lipides, le cerveau en particulier. Des récepteurs sont spécifiques au cannabis dans le système nerveux central et périphérique et responsable des effets psychotropes ; d’autres récepteurs sont présents sur les cellules du système immunitaire et responsable des effets immuno-modulateurs.

 


SUITE DE L'INFORMATION

Le cannabis augmente la libération de dopamine dans les structures cérébrales méso-corticolimbiques impliquées dans la schizophrénie ; le cannabis a une action dopaminergique sur le nucléus accumbens impliqué dans le renforcement positif de l’appétence aux substances psychoactives. (Vrai aussi pour l’alcool). Il semble donc, suivant la théorie neuro-développementale, que les personnes génétiquement vulnérables à la schizophrénie et qui prennent du cannabis de façon suivie dès l’adolescence, au moment de la maturation cérébrale, puissent développer la maladie.

S’appuyant sur les travaux du Dr Xavier Laqueille du CH Ste Anne à Paris, Mme Palix décrit les effets psychiatriques du cannabis. D’un usage occasionnel et festif chez les jeunes (16% des expérimentateurs de cannabis ont entre 15 et 24 ans), la consommation de cannabis peut devenir rapidement un usage nocif, voire pathologique, quoique banalisé, et entrainant la dépendance, des troubles somatiques graves et des conséquences socio-professionnelles majeures.

L’ivresse cannabique après une prise aigüe entraine des troubles cognitifs, mais aussi, après des moments d’euphorie, des troubles anxieux, parfois des attaques de panique, et un syndrome de dépersonnalisation. Contrairement aux idées reçues, le cannabis n’est pas anxiolytique, le niveau d’anxiété augmente avec la prise de cannabis. Une prise de forte dose peut amener des hallucinations visuelles avec une importante agressivité et peut nécessiter hospitalisation et traitement antipsychotique, avec risque de rechute lors d’une nouvelle consommation. On peut aussi penser à une entrée dans la schizophrénie.

L’association schizophrénie-cannabis a pour conséquence l’aggravation pronostique de chaque comorbidité prise isolément, le renforcement des symptômes positifs de la maladie et son aggravation proportionnellement à la consommation de cannabis : fréquence des rechutes, risque suicidaire, désinsertion sociale.

D’après des études statistiques de l’INSERM 2009, les comportements addictifs sont plus fréquents chez les personnes (surtout les hommes) schizophrènes que dans la population générale : 47% contre17%. Par rapport aux schizophrènes qui ne consomment pas de cannabis, les consommateurs sont des sujets masculins, plus jeunes, qui observent mal leur traitement et qui rechutent, plus violents  et/ou plus suicidaires, plus désocialisés. La prise de cannabis aggrave donc la maladie.

D’autre part, selon les recherches de Laqueille (2006) 8 à 13% des sujets schizophrènes n’auraient pas développé la maladie s’ils n’avaient pas été exposés au cannabis.

Dans une seconde partie le Dr Palix a expliqué le concept de prise en charge intégrée au long cours des patients schizophrènes consommateurs de cannabis. En effet addiction au cannabis et schizophrénie ayant  des affinités  reconnues, il faut simultanément et à égalité, prendre en compte les deux pathologies, en s’appuyant sur une alliance thérapeutique forte et en adaptant le projet aux stades de changement du patient. Des questions pratiques et de compétences spécifiques se posent, les patients concernés étant particulièrement  réticents au sevrage.

Les stratégies de sevrage et de post-sevrage s’appuient sur la maturation motivationnelle et sur des thérapies cognitivo-comportementales TCC, avec un aspect psycho-éducatif (information sur la substance et sa nocivité, prévention  de l’anxiété, des rechutes, gestion des situations à risque, incitation au refus de consommation, renforcement positif à chaque étape). Cette prise en charge incluant les deux pathologies, très  intéressante, se pratique encore  peu  et mériterait d’être plus souvent  organisée  pour le plus grand bénéfice des patients victimes de la comorbidité en question.

*En conclusion, cette conférence riche et instructive, a permis de mieux comprendre les interférences  entre maladie psychique et addiction : d’une part, les personnes psychiquement fragiles sont les victimes privilégiées des addictions ; d’autre part, la consommation de cannabis, surtout chez les plus jeunes (12  à 15 ans) peut précipiter dans la maladie psychique, perturbe ou retarde le diagnostic ; pour tous les malades, elle aggrave les troubles et compromet le traitement et la stabilisation. Les Services Psychiatriques et d’Addictologie  auraient avantage à unir leurs efforts et à travailler de concert pour obtenir les meilleurs résultats dans l’intérêt des patients.

 

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LE TITRE DE CETTE INFORMATION EST : Conférence Cannabis et schizophrénie

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