cadre   - Nous sommes le Mercredi 17 Janvier 2018 et il est 05:56
 
"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
UNAFAM
- UNAFAM - Délégation VAUCLUSE 84 - PACA -
-Association reconnue d'utilité publique-
   
bloc_h_g Menu général bloc_h_d
  Retour à l'accueil
  Urgence:joindre qui?
  Laisser un message
  Qui sommes nous ?
  Des témoignages
  Notre région
  Les sites UNAFAM
  Liens utiles
  Espace GEM ou Club
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les dernières actualités bloc_h_d
  Les actualités du 84
  gif 2018 : prochains groupes d'information des familles
  les nationales...
avis de décès - jacques dreyer-dufer unafam11
  Les départementales
lettre d'information n°5 - délégation nouvelle aquitaine
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Les utilitaires du site bloc_h_d
  Mises à jour du site

  Moteur de recherche
  Le plan du site
  Les pages préférées
  Les pages sonorisées
bloc_b_g bloc_b_d
bloc_h_g Accès réservé bloc_h_d



bloc_h_g bloc_h_d

QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

visibles sur les sites des délégations UNAFAM 02 - 11 - 16 - 17 - 19 - 21 - 23 - 30 - 34 - 39 - 41 - 48 - 58 - 66 - 71 - 80 - 84 - 87 - 89 - 972

Franco Basaglia    Thomas More   Delacroix   Machiavel      Pinel visitant les aliénés   Le Politique de Platon   Lucien Bonnafé le désaliéniste   l'Assemblée Nationale        

La mélatonine : une nouvelle piste contre la dépression 3 février 2007

Le système de sécrétion de la mélatonine, qui régule l'horloge interne de l'organisme, est la cible de nouveaux antidépresseurs.

LORS du cinquième congrès de l'encéphale, qui a réuni près de 5 000 psychiatres et psychologues, à Paris la semaine dernière, les spécialistes se sont intéressés à une nouvelle approche thérapeutique de la dépression. Elle est basée sur l'étude des conséquences des perturbations du rythme de notre horloge interne, caractéristiques de cette maladie si répandue.CATHERINE PETITNICOLAS. Le Figaro 


SUITE DE L'INFORMATION

Un Français sur cinq risque d'être confronté au séisme d'au moins une dépression au cours de son existence, une souffrance mo­rale terriblement éprouvante qui n'a rien à voir avec une simple déprime passagère. C'est une véritable pathologie et non « une absence de volonté chez des individus faibles ». Ses symptômes sont bien caractérisés - idées noires, voire suicidaires, mal de vivre généralisé, dévalorisation de soi, discours ralenti, difficultés de concentration, anxiété. Elle s'ac­compagne d'une fatigue matinale intense, de troubles de l'appétit et du sommeil et, souvent aussi, de douleurs variées, dites fonctionnelles, sans rapport avec une cau­se somatique. Son traitement fait appel à toute une série d'antidépresseurs, parfois aux électrochocs, ainsi qu'à un accompagnement psychologique adapté à chacun.

 

Car si, dans 70 % des cas, une prise en charge bien conduite arrive à guérir le malade et à évi­ter certaines des complications - invalidité socioprofessionnelle, passage à la chronicité, tentative de suicide, etc. - dans 30 % des cas, les patients sont assez peu sensibles aux médicaments. Qu'il s'agisse des « nouveaux » antidépresseurs qui agissent sur la sérotonine et la noradrénaline, deux neuromédiateurs facilitant la communication entre les neurones, ou qu'il s'agis­se des antidépresseurs plus an­ciens. C'est dire l'importance de découvrir d'au­tres solutions thérapeutiques.

 

Un sommeil fortement pertubé

 

Il a été démontré que 90 % des dépressifs hospitalisés et 40 à 60 % des patients traités en ville présentent des altérations importantes de l'architecture du sommeil, caractérisées par un allongement de la période d'endor­missement, une diminution du sommeil lent profond avec des éveils fréquents, et des réveils matinaux angoissés et très précoces. Ces troubles vont de pair avec des modifications du rythme de la température corporelle et toute une série d'anomalies au niveau de la sécrétion du cor­tisol, de l'hormone de croissance, des hormones thyroïdiennes, de la mélatonine, toutes sous le contrôle de l'horloge biologique interne de l'organisme. « Nous disposons aujourd'hui d'outils pharmacologiques pour explorer la piste de ces modifications de rythme, et tenter de mieux les comprendre en formulant l'hypothèse qu'elles sous-tendent la dépression », soutient le Pr Pierre-Michel Llorca, chef de service de psychiatrie à Clermont-Ferrand.

 

« L'horloge biologique interne est encore assez mal connue, mais on sait que certaines zones situées dans l'hypothalamus au niveau des noyaux suprachiasmatiques contrôlent bon nombre de ces fonctions biologiques cycliques par l'intermédiaire de la mélatonine, essentiellement sécrétée durant l'obscurité de la nuit », précise le Pr Jean Dalery, chef de service de psychiatrie à Lyon. Chez les sujets normaux, on sait qu'il existe un pic de sécrétion de la mélatonine vers trois heures du matin, alors que chez les déprimés, ce pic est très érodé, voire carrément supprimé.

 

La piste de la mélatonine dans la dépression avait déjà été explorée il y a quelques années, puis abandonnée faute de résultats. Par la suite, des chercheurs ont découvert qu'il fallait agir sur les deux systèmes de neurotransmission, celui de la mélatonine et celui de la sérotonine pour obtenir des effets positifs.

 

Des chercheurs de l'institut de recherche du laboratoire Servier en France ont alors mis au point une molécule nouvelle, l'« agomélatine ». Elle agirait à la fois sur les récepteurs à la mélatonine situés dans les noyaux suprachiasmatiques et sur certains récepteurs du système de la sérotonine. Avec de bons résultats d'abord chez l'animal exposé à un stress chronique. Puis aujourd'hui chez l'homme où la molécule est au stade des essais cliniques en phase III. En plus d'être un antidépresseur efficace, elle s'est montrée intéressante pour améliorer la structure du sommeil, souvent très perturbée chez les patients déprimés. Pas encore commercialisé, ce médicament est en cours d'enregistrement au niveau de l'Agence européenne. Les médecins disposeront alors d'un antidépresseur au mé­canisme d'action nouveau, qui pourrait permettre d'améliorer la prise en charge de certains pa­tients pour qui les traitements actuels sont sans effet. Du moins est-il permis de l'espérer.

 

 

Imprimer cette news



bloc_b_g bloc_b_d
 
Copyright © 2005-2015 Site - UNAFAM - Délégation VAUCLUSE 84 - Région PACA
Groupe de sites conçu et développé par Jacques DREYER-DUFER bénévole UNAFAM        Voir les autres sites du groupe        Mentions légales