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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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La psychiatrie publique oubliée. Lancé en 2005, le plan «santé mentale» est en panne 31 janvier 2008

Par E. FAVEREAU in Libération du 29 janvier 2008
La psychiatrie publique va mal. Ou plutôt ne va pas. Depuis près de vingt ans, elle tangue dans une indifférence des pouvoirs publics. On ferme des lits à tour de bras, passant de près 80 000 lits en 1989 à 40 000. Le nombre de patients suivis en psychiatrie a pourtant été multiplié dans la même période par deux. Signe d’une évidente tension, le nombre d’hospitalisations contre la volonté du patient ne fait qu’augmenter depuis vingt ans. Atteignant aujourd’hui plus d’un patient sur trois.
(...)
Félix Guattari, célèbre philosophe-psychanalyste lon gtemps directeur de la clinique de la Borde, disait à Libération, il y a seize ans : «Avec les patients, qui vivent dans des douleurs insupportables, d’abord, je crois qu’il faut être… attentionné.» Aujourd’hui, les malades ne reçoivent pas «cette attention» minimum. La psychiatrie, non plus.


SUITE DE L'INFORMATION

Il y a bien eu un plan «santé mentale», lancé en 2005, par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé. Concocté à la hâte, juste après le double meurtre à l’hôpital psychiatrique de Pau, il est aujourd’hui englué dans une panne complète. A peine une mesure sur dix est entrée en application. Et pour la plupart, les mesures tournent autour des questions de sécurité, d’installation de chambres d’isolement, de vidéo surveillance. Certes, il s’agit là de questions importantes mais elles restent marginales dans la prise en charge des grands malades mentaux.

En décembre, le Comité national d’éthique a rendu un rapport sur les insuffisances de la prise en charge des autismes en France. Son président, le professeur Didier Sicard, est sorti de sa réserve, pour évoquer «la honte française» et assurer que «nous sommes à la limite de la maltraitance». Selon le Comité d’éthique, «le manque de structures [pour les autistes en France, ndlr] a conduit à l’exil ou à la délocalisation à vie en Belgique d’environ 3 500 enfants ou adultes souffrant de syndromes autistiques ou de handicaps mentaux». Et ce constat : «En France, on isole les plus vulnérables, alors qu’en Suède le choix a été fait de les insérer au cœur de la cité, via de petites structures et des accompagnants.»

Pour autant, il serait inexact de dire qu’il ne se passe rien. Des secteurs de psychiatrie se démènent, souvent seuls. La clinique de La Borde, près de Blois, emblématique d’une autre psychiatrie, résiste toujours. Des structures associatives se sont mises en place, développant des lieux de vie, comme celle de Charente où vit désormais Sabine. Des associations de malades mentaux font un travail remarquable.

Il n’empêche, sur ce paquebot devenu ivre, l’industrie pharmaceutique reste seule à bénéficier de moyens. Elle impose sa loi, parfois avec raison : bien des molécules ont réussi à adoucir la vie des malades. Mais est-ce si bon signe qu’en France, jamais la consommation de médicaments, comme les antipsychotiques, n’a été aussi prégnante ?

Le plus grave, peut-être, est que l’état de la psychiatrie publique que pointe, dans sa singularité, l’histoire de Sabine, ne fait qu’empirer. Félix Guattari, célèbre philosophe-psychanalyste lon gtemps directeur de la clinique de la Borde, disait à Libération, il y a seize ans : «Avec les patients, qui vivent dans des douleurs insupportables, d’abord, je crois qu’il faut être… attentionné.» Aujourd’hui, les malades ne reçoivent pas «cette attention» minimum. La psychiatrie, non plus.

 

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