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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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QUELQUES ACTUALITES NATIONALES CONCERNANT LES MALADIES PSYCHIQUES

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RECHERCHE : 2 % du budget da la recherche biomédicale pour 1 personne sur cinq concernée en France 19/05/2013

In Le Figaro Santé 09/11/2012

Par Martine Perez - le 09/11/2012

 Interview du Professeur Marion Leboyer, Directrice de la Fondation FondaMental et d’une Unité de recherche à l’INSERM :

«Seulement 2 % du budget de la recherche biomédicale sont consacrés en France à la recherche en psychiatrie. Pourtant, nous sommes à l'aube d'une vraie révolution dans la compréhension de ces maladies», estime le Pr Leboyer.




SUITE DE L'INFORMATION

INTERVIEW - Pour le Pr Leboyer, les maladies mentales sont des maladies comme les autres, mais leur prise en charge et la recherche sont insuffisantes.

Les maladies mentales sont fréquentes, chroniques et souvent invalidantes. Elles touchent une personne sur cinq à un moment de sa vie et frappent de plein fouet les jeunes. Leur pic d'apparition se situe entre 15 et 25 ans.

À bien des égards, leur prise en charge reste aujourd'hui encore inadaptée et insuffisante. De nombreux rapports ont pointé l'inadéquation des pratiques avec les recommandations internationales, les retards de diagnostic (dix ans en moyenne pour un trouble bipolaire), ainsi que l'absence de diagnostic et de suivi des affections associées comme les maladies cardio-vasculaires, l'obésité ou le diabète. Ces troubles entraînent une mortalité prématurée élevée de même qu'un fort niveau d'exclusion sociale. À l'horizon 2020, elles constitueront la première cause de handicap et d'invalidité dans le monde, selon l'OMS.

Enfin, leur coût pour la société est considérable. La Fondation FondaMental et l'URC-Eco, viennent de montrer que les maladies psychiatriques représentent un dixième des dépenses de santé (10,4 milliards d'euros) en France, presque autant que les maladies cardio-vasculaires (11,8 milliards d'euros).

Le professeur Marion Leboyer, directrice de FondaMental et d'une unité de recherche à l'Inserm, répond aux questions du Figaro.

LE FIGARO. - Les causes des maladies mentales sont un champ de recherche en pleine ébullition. Que sait-on aujourd'hui?

Pr Marion LEBOYER. - Les découvertes scientifiques et médicales amènent à un changement radical de paradigme. Désormais, ces maladies doivent être considérées comme les autres: ce sont des maladies de système, dues à l'interaction de facteurs génétiques et environnementaux.

On sait aujourd'hui que les troubles bipolaires ou la schizophrénie sont sous-tendus par l'interaction de facteurs génétiques qui rendent vulnérables à des facteurs environnementaux comme la drogue, les infections, les troubles du sommeil, le stress, le fait de vivre en ville, la migration, etc.

Mais nous manquons cruellement de moyens pour poursuivre nos recherches. En collaboration avec l'équipe Erasm de recherche en économie de la santé mentale, le Rand Institute (États-Unis) et la London School of Economics en Grande-Bretagne, nous avons montré que seulement 2 % du budget de la recherche biomédicale sont consacrés en France à la recherche en psychiatrie, contre 7 % en Angleterre et 11 % aux États-Unis. Pourtant, les découvertes réalisées dans ce domaine sont considérables et nous sommes à l'aube d'une vraie révolution dans la compréhension et surtout dans la prise en charge de ces maladies, si on nous en donne les moyens…

Comment l'évolution des concepts peut-elle permettre d'améliorer les traitements?

La psychiatrie dispose principalement d'outils médicamenteux et de stratégies psychosociales (psychoéducation, ateliers d'habileté sociale, remédiation cognitive, etc.). À l'instar des pathologies somatiques, on peut obtenir des résultats très encourageants dès lors que le diagnostic est posé précocement et qu'on lui associe un traitement adapté et personnalisé. Pour autant, il y a encore beaucoup d'efforts à faire: améliorer le diagnostic précoce de ces pathologies, renforcer la formation des médecins et promouvoir les stratégies thérapeutiques ayant fait la preuve de leur efficacité. C'est notamment le cas de la psychoéducation pour les patients atteints de troubles bipolaires, autour de laquelle nous avons créé un programme de formation à l'attention des professionnels de santé. Globalement, l'amélioration de la qualité des soins en psychiatrie nécessiterait une évaluation des modalités de prise en charge ainsi qu'un soutien à l'innovation.

Peut-on prévenir les maladies mentales?

Au sens où nous l'entendons dans le langage commun, il n'est pas encore possible de prévenir leur apparition. Pour y parvenir un jour, nous militons pour l'adoption d'une politique de prévention en psychiatrie allant de l'identification des facteurs de risque modifiables chez des personnes à risque (prévention primaire), au diagnostic et à la prise en charge rapide dès le début de la maladie (prévention secondaire), jusqu'à la prise en charge du handicap et la prévention des rechutes (prévention tertiaire).

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