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"Aider les familles et amis de malades psychiques"
UNION NATIONALE DE FAMILLES ET AMIS DE PERSONNES MALADES ET/OU HANDICAPEES PSYCHIQUES
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PSYCHIATRIE ET PRISON : un rapprochement est-il possible ? 10/07/201

Psychiatrie et prison : un rapprochement est-il possible ?

Publié le 09/07/2013

Après Bron (près de Lyon), Toulouse et Nancy, une quatrième Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA) a ouvert à Seclin il y a dix jours. Elle a été inaugurée lundi et accueille déjà une dizaine de détenus souffrant de problèmes psychiatriques. Ces « hôpitaux-prisons » sont loin de faire l’unanimité dans le milieu hospitalier. Celui de Seclin comporte soixante lits, un chiffre dérisoire au regard du coût de l’opération. Mais lundi, la prise en charge du détenu était sur toutes les lèvres.

 




SUITE DE L'INFORMATION

Lundi, à Seclin, on était loin des critiques émises en 2010 lors de la construction de la première UHSA, près de Lyon. À l’époque, les professionnels de santé voyaient d’un mauvais œil ce rapprochement entre deux mondes, celui de la santé et du pénitentiaire. Ils craignaient également pour leur sécurité. Trois ans plus tard, la situation a bien évolué.

Lundi, dans le bâtiment flambant neuf, personnels pénitentiaires et soignants étaient à l’unisson. Anne, 14 ans de pénitentiaire et qui a choisi de venir travailler ici : « La collaboration entre les soignants et le personnel pénitentiaire se passe bien. C’est une autre façon de travailler, une autre façon d’approcher les détenus. » Les fonctionnaires sont en effet chargés de l’entrée et de la sortie des prisonniers et forment une sorte de cordon de sécurité autour de l’unité de soins, située au centre du bâtiment. Pendant la thérapie, les principaux interlocuteurs des détenus seront donc les membres du personnel médical. « Ici, on a les moyens de faire notre travail, indique justement une infirmière. Cela n’a rien à voir avec les SMPR (Service médico-psychiatrique régional) où l’hospitalisation est de jour et au sein de la prison. Ici, on retrouve les conditions d’un hôpital. » Opinion confirmée par le médecin coordinateur, Catherine Adins : « Une unité comme ici change nos rapports avec les détenus. Ils ne sont plus dans la lutte de pouvoir avec le surveillant de prison. Il n’y a pas de bras de fer avec l’administration. Notre travail est simplifié. »

Simplifié, sans doute grâce aux moyens mis à disposition. Cuisine, terrain de basket, tables de ping-pong, balnéothérapie, les soignants ont un beau panel d’outils thérapeutiques à leur disposition. En outre, le budget d’exploitation de la structure s’élève à 8 millions d’euros (montant qui comprend les coûts de la formation du personnel) et pas moins de 2,5 millions d’euros ont été dépensés par l’administration pénitentiaire pour les équipements de sécurité. D’ici à l’automne 2014, une salle d’audience devrait également être construite pour éviter les transferts de prisonniers trop fréquents. Car les détenus hospitalisés sans consentement passent devant un juge des libertés au bout de quinze jours, juge qui décide de les laisser en unité de soins, ou pas.

Un parcours de soins

« Ici, on propose le même traitement qu’à côté, dans l’unité psychiatrique de l’hôpital de Seclin, indique Philippe Thomas, chef du pôle psychiatrie au CHRU. La seule différence, ce sont les murs. Et les patients ne sont pas dangereux. La dangerosité, c’est la complexité du trouble psychiatrique. » Pour autant, les détenus que leurs troubles trop compliqués rendraient dangereux ne seront pas envoyés dans l’UHSA mais dans une unité pour malades difficiles implantée dans un centre hospitalier spécialisé, tel qu’un EPSM.

À l’UHSA de Seclin, l’équipe médicale est composée de 115 agents hospitaliers dont cinq médecins et… six internes. Une particularité qui s’explique par l’implication du CHRU et de l’Agence régionale de santé (ARS) dans l’opération. Cette dernière a mis en place un parcours de santé pour les détenus. « L’UHSA s’inscrit dans un ensemble, explique Daniel Lenoir, directeur de l’ARS. Elle n’est pas la seule réponse à la prise en charge des détenus. » Fort heureusement !

L’interrégion pour laquelle cette UHSA a été construite rassemble les établissements pénitentiaires du Nord - Pas-de-Calais, de la Picardie et de la Haute-Normandie, soit 8 000 détenus. Quand on sait que 30 % d’entre eux peuvent présenter des problèmes de santé mentale, comment l’unité de Seclin, avec ses 60 lits, pourrait-elle absorber le flux de malades ? Comme la situation n’ira pas en s’améliorant, le rapprochement entre psychiatrie et prison est primordial…

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